Une Chrysler et une Cadillac américano-européenes à vendre aux enchères

RM Sotheby's organise une vente aux enchères à New York début décembre et comme toujours avec cette maison, de magnifiques autos seront présentes. Parmi elles, nous trouvons deux Américano-Européennes.

La première est la 1952 Chrysler D'Elegance par Ghia. En 1949, le patron de Chrysler à l'export C.B. Thomas dîne avec Pinin” Farina. Les deux hommes conviennent de collaborer ensemble sur une 1950 Plymouth mais le constructeur décide finalement d'expédier deux châssis, le second part chez Ghia qui grille finalement son confrère et se trouve un client durant 10 ans pour divers prototypes.
Parmi eux, nous trouvons la D'Elegance qui nous intéresse ici, ultime itération d'un style originellement créé pour le show car 1951 K-310. Elle emprunte un châssis de New Yorker raccourci de 10 pouces ou 25,4 cm. L'habitacle accueille deux beaux sièges et se distingue par une instrumentation à 6 cadrans. Le fils du directeur du design de Chrysler de l'époque Virgil Exner, Virgil Exner Jr., déclare en 2011 qu'il s'agit d'une des voitures favorites de son père. Le moteur qui prend place sous le capot est un 5,8 litres (354 cid) V8 Hemi de 1956 plus puissant de 100 chevaux que celui d'origine. L'auto a participé au concours d'élégance d'Amelia Island mais aussi au Louis Vuitton Classic Serenissima Run. Elle est évaluée entre 900 000 et 1,1 million de dollars.
La seconde est la 1948 Cadillac Series 62 Cabriolet par Saoutchik, une des dernières œuvres du carrossier français. Il s'agit à l'origine d'une commande d'un fourreur de New York, Louis Ritter, qui voulait un cabriolet spécial reposant sur un chàssis de Cadillac et doté d'une boite Hydra-Matic. Roger Barlow, un vendeur de voitures de luxe d'Hollywood, fini par trouver "la base", pas facile parce que GM donnait priorité à ses concessionnaires, puis l'expédie chez Saoutchik dont il avait apprécié les études qui lui avaient été soumises sur des cabriolets Jaguar et Talbot-Lago.
Ritter se rend au salon de l'auto de Paris en 1948 et découvre une 1948 Cadillac Series 62 par Saoutchik. Il demande que la sienne soit la plus proche possible de celle qui est exposée, un vœu exaucé puisque seules les courbes des ailes sont légèrement différentes. Notre homme prend livraison de sa voiture en décembre 1949 à New York, il la garde un mois ou deux puis la revend à son associé Paul Kassoff dont les initiales se trouvent toujours au dessus de la calandre. Restaurée en 1989, elle a changé de mains plusieurs fois. Cette Cad' est évaluée entre 850 000 et 1 million de dollar.
Via RM Sotheby's

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