Chevrolet Blazer, histoire en bref

Début 2019, Chevrolet sortira une nouvelle génération de Blazer, une sorte de Camaro "crossoverisée" au niveau de son style. Ce retour constitue une bonne occasion de revenir sur la carrière de ce modèle ou plutôt de ces modèles puisque deux Blazer ont en réalité cohabité.

- Chevrolet Blazer K5 (1969-1972) : lorsque Chevy lève le voile sur le premier Blazer, il entend mettre un concurrent dans les pattes du Ford Bronco, du Jeep Cherokee et de l'International Harvester Scout. Il repose sur la plateforme du pick-up pleine grandeur de l'époque et son habitacle accueille 1; 2 ou 5 passagers. Le toit en fibre de verre peut se retirer et les options comprennent la climatisation, la direction assistée, des servofreins, une batterie auxiliaire ainsi que de robiustes amortisseurs et ressorts. Durant sa première année de commercialisation, il n'est décliné qu'en quatre roues motrices mais trois moteurs sont offerts : un 6 cylindres en ligne de 4,1 litres de 155 chevaux, un 5 litres V8 de 200 chevaux et un 5,7 litres V8 de 257 chevaux. Les transmissions sont au nombre de trois, une manuelle à trois rapports, une autre qui en compte 4 et une automatique à 3 rapports. En 1970, le Blazer peut se commander en 4X2 et avec un 6 cylindres en ligne de 4,8 litres. Le millésime 1971 bénéficie d'un petit toilettage (calandre, feux) puis laisse déjà sa place à un nouveau modèle.
- K5 Blazer (1973-1991) : si la carrière du premier Blazer fut courte, celle de son successeur s'étale sur quasiment deux décennies. En 1976, le toit totalement amovible ne l'est plus que partiellement, seuls les passagers arrière peuvent profiter du plein air, ceux à l'avant restent couverts. La même année sort le Blazer Chalet, sa version camping-car. L'entrée de gamme accueille deux adultes et s'équipe d'un évier, de deux réchauds qui fonctionnent au propane, d'une glacière et d'une petite table. La finition intermédiaire ajoute le chauffage au propane et un réfrigérateur, le haut de gamme deux couchettes dépliables pour deux personnes supplémentaires. Au milieu des années 80, le M1009 s'adresse à l'armée, il se distingue par une suspension plus robuste, un système électrique spécifique, l'absence de climatisation, un gros pare-chocs avant, un rangement pour fusils ainsi que par sa teinte marron ou de camouflage. Durant ses 18 ans de vie, le K5 Blazer connaît plusieurs restylages (dehors comme dedans) et une grande variété de moteurs, qui vont de 4,1 litres à 6,6 litres, dont un diesel de 6,2 litres.

- S-10 Blazer (1983-1994) : en 1982, le S-10 Blazer sort comme modèle 1983, il est plus petit et se veut plus maniable que le K5. Même mouvement dans la gamme de moteurs qui débute avec un 2 litres de 83 chevaux (1,9 litre de 82 chevaux en Californie). Le client peut toutefois opter pour un 2,8 litres V6 de 110 chevaux ou un 2,2 litres diesel. Ici, contrairement à son grand frère, point de toit amovible. Il faut attendre 1991 pour voir l'apparition d'une 5 portes dont l'empattement grandit de 6,5 pouces ou 16,5 cm. En 1994, il change de nom, S-Blazer, prend un 4,3 litres V6 de 165 chevaux comme moteur standard et se dote d'un ABS à l'arrière.
- K5 Blazer (1992-1994) : cette génération abandonne le toit amovible qui ne reviendra jamais dans la gamme. À son lancement, il ne propose qu'un 5,7 litres V8 de 210 chevaux, couplé à une BVM5 ou une BVA4, mais se décline en deux ou quatre roues motrices. Pouvant éventuellement accueillir 6 passagers, il remorque jusqu'à 7 000 livres (3 175 kg) et l'ABS aux quatre roues est de série. En 1994, un 6,5 litres V8 turbo diesel de 180 chevaux et 488 nm ou 360 lb-pi est ajouté. En 1995, le grand Blazer quitte définitivement le catalogue Chevrolet.
- Blazer (1995-2005) : ce Blazer lâche le segment des grands SUV, il constitue plutôt un successeur au S-10 Blazer. Il continue d'offrir deux ou quatre portes et ses nombreux rangements ont pour tâche de séduire les familles. Il débute sa carrière avec un 4,3 litres V6 de 200 chevaux et 353 nm ou 260 lb-pi, il passe à 195 chevaux et 339 nm ou 250 lb-pi entre 1996 et 2002 puis finit avec 190 canassons entre 2002 et 2005. Il reste possible de choisir entre BVM5 ou BVA4 ainsi qu'entre deux ou quatre roues motrices. En 1996, la ZR2 (deux portes, 4X4 uniqument) se distingue par une garde au sol réhaussée de 3 pouces ou 7,6 cm, des amortisseurs Bilstein, des plaques de protection et des essieux plus costauds. En 1998, un restylage apporte quatre freins à disques et une nouvelle planche de bord avec de plus gros commodos. En 2001, le Blazer Xtreme (2 portes, deux roues motrices uniquement) abaisse la garde au sol, se dote d'une suspension sport, d'un kit carrosserie et de jantes spécifiques.
- 2019 Blazer : voir l'article complet ici. Retenez l'abandon d'une plateforme de pick-up, plus question de s'attaquer à ses concurrents historiques, il repose sur le châssis monocoque du GMC Acadia, en clair, c'est traction ou transmission intégrale.

Via CNET

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