Chevrolet Bolt EV autonome : 22 collisions en 2017, jamais de sa faute mais...

Lorsqu'une voiture autonome est impliquée dans un accident, ce n'est presque jamais de sa faute. Je vous rassure, il en est de même avec les Chevrolet Bolt EV AV testées par Cruise Automation dans la région de San Francisco.

Ainsi, nous recensons 22 accidents en 2017 dans lesquels l'une d'elles est impliquée, dans aucun cas, elle n'en est légalement responsable et dans aucun cas, le sinistre est sérieux.
Jusqu'ici, tout va bien mais ces collisions posent néanmoins un sérieux problème, l'homme et l'ordinateur réagissent de façon totalement différente face à un risque. Ainsi, nous avons par exemple eu affaire à une Bolt EV autonome qui freine parce qu'une voiture zigzague sur la voie de droite mais tout en y restant, parce qu'un piéton s'approche de la chaussée le nez dans son smartphone ou encore en raison d'un scooter qui s'insère sur sa voie. Dans un cas, la circulation est dense et elle décide de changer de file, aller vers celle de gauche, au moment où elle détecte une opportunité de le faire, entre un minivan et une berline. Problème, le minivan freine légèrement et la manœuvre est annulée, ce qui provoque une "recontre impromptue" avec une moto qui circulait entre les deux côtés. Cette dernière reste la responsable officielle par son manque de prudence dans des conditions difficiles.
Dans ces cas, et les autres, la réaction de la Chevy n'est pas anticipée par les conducteurs qui la suivent, d'où l'aspect systématique de la collision arrière. Ceci recoupe une étude publiée par un groupe de chercheurs de l'université de San Jose qui montre qu'une voiture autonome a deux fois plus de chance de subir ce type de crash qu'une autre conduite par un humain, à hauteur de 62% selon les données qui vont sur la période qui court de septembre 2014 à mars 2017. Dans 22 des 26 cas, l'intelligence artificielle est non coupable mais, parce qu'il y a un mais, elle n'a réellement détecté et évité une collision imminente que trois fois. Plus intéressant, l'humain parcourt en moyenne 500 000 miles (804 672 km) avant d'être impliqué dans un accident, il n'en faut que 42 017 (67 620 km) à la machine pour arriver au même résultat.
L'étude conclut qu'il faudrait qu'une flotte de 100 voitures autonomes roulent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pendant 12,5 ans sans connaître un seul pépin pour obtenir avec précision une estimation d'un taux de mortalité acceptable. Malheureusement, les algorithmes ne s'améliorent pas au fil des kilomètres parcourus, c'est même le contraire et pis, aucun plateau sur ce point n'est observé. Du coup, le projet de GM de lancer des voitures autonomes dans un environnement urbain dense dès 2019 est gentiment placé sous le tapis.

Via GMI

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