GM, Ford et FCA discutent de l'ALENA avec Mike Pence

Mary Barra, directrice générale (CEO) de GM, Joe Hinrichs, président des opérations globales de Ford, et Sergio Marchionne, directeur général (CEO) de FCA ont rencontré hier le vice-président Mike Pence. Objectif, lui mettre un coup de pression au sujet des renégociations de l'ALENA.

Gary Cohn, en charge des questions économiques de l'administration Trump, Robert Lighthizer, représentant au commerce (c'est lui qui renégocie l'ALENA pour les USA), et Matt Blunt, patron de l'American Automotive Policy Council, étaient également présents à ce meeting.
Au cœur des tensions, la part de pièces nord-américaines que doit contenir une auto pour bénéficier des avantages du traité de libre-échange. Les USA veulent relever ce taux de 62,5% à 85% et que la moitié viennent plus précisément de chez l'oncle Sam. Le Canada et le Mexique ont tous les deux dit non à ces exigences mais ils ne sont pas les seuls à s'inquiéter de ce mouvement puisque c'est précisément la raison pour laquelle les Big Three ont rencontré Pence, un homme qui n'est pas forcément un fan de protectionnisme à la base.
Malgré ces divergences, Ce n'est pas la  hache de guerre mais la langue de bois qui est de sortie. Blunt déclare ainsi "nous considérons la modernisation de l'ALENA comme une importante opportunité de dépoussiérer cet accord vieux de 23 ans et d'ouvrir la voie à une expansion des exportations des automobiles américaines". Il apprécie surtout de pouvoir exprimer les préocuppations du secteur par rapport aux projets de l'administration fédérale.
Heureusement, ou pas, tout le monde est au moins d'accord sur un point, remettre en cause la moyenne de 50 mpg ou 4,7 l/100 km en 2025 que doit atteindre chaque constructeur.

Via Automotive News, photo via Facebook (page de Mike Pence)

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