GM, remarques de Mary Barra pour son témoignage devant un sous-comité sénatorial américain

Jeudi, la CEO de GM Mary Barra est repassée devant un sous-comité sénatorial (U.S. Senate Committee on Commerce, Science, and Transportation’s Subcommittee on Consumer Protection, Product Safety and Insurance) au sujet des commutateurs d'allumage défectueux. Les remarques ci-dessous ont été suivies d'un débat dont le principal élément est que Barra refuse de licencier Michael Millikin, le numéro un du service juridique du constructeur. Accusé d'incompétence ou de négligence, elle a pris sa défense en parlant d'un homme extrêmement intègre et qui n'a appris l'histoire qu'en février.


Président McCaskill et président adjoint Heller, membres du comité...

lorsque j'ai témoigné devant vous la première fois, nous en étions aux premiers stades du rappel touchant le commutateur d'allumage. Je vous avais promis que nous allions obtenir des réponses à nos interrogations et que nous allions agir en toute transparence. J'ai également affirmé que je n'attendrais pas pour apporter des changements.

Aujourd'hui, notre travail visant à comprendre la situation et à résoudre le problème qui a entraîné la mise en oeuvre de ce rappel va bon train. Par conséquent, nous en sommes à renforcer notre entreprise en mettant de l'avant des mesures qui sont axées sur les clients et sur leur sécurité.

Lors d'une récente discussion ouverte avec des milliers d'employés de GM – et des milliers d'autres dans le monde par communication satellite – nous avons assumé la responsabilité de nos erreurs. J'ai dit à tous les hommes et toutes les femmes de GM que nos actions seront prises selon deux principes fondamentaux : nous ferons tout en notre pouvoir pour que cette situation ne se reproduise jamais. Et nous ferons ce qu'il est nécessaire de faire à ceux qui ont été touchés par cette situation.  C'est sur ce dernier point que j'aimerais vous entretenir en premier.

Je tiens à reconnaître les familles qui ont perdu des proches et qui ont subi des préjudices physiques en raison de ces erreurs. À tous ces gens, je leur exprime mes plus profondes condoléances. Nous n'oublierons pas ces gens ni les responsabilités que nous avons envers eux. Nous nous engageons à traiter chacun d'entre eux avec compassion, éthique et équité. C'est la raison pour laquelle Ken Feinberg a été mandaté pour administrer un régime d'indemnité de façon entièrement indépendante.

M. Feinberg a parlé des grandes lignes de ce régime d'indemnité. Il est important de souligner également qu'il revient entièrement à M. Feinberg de définir, à son entière discrétion, les montants d'indemnité qui seront versés aux victimes admissibles. Il est important de le souligner, car aucun plafond des sommes versées ne sera établi.

Comme je l'ai mentionné plus tôt, nous ferons tout ce que nous pouvons vous nous assurer que cela ne se reproduise jamais. Nous avons mis sur pied ce régime d'indemnité en réponse à une série inhabituelle d'erreurs que nous avons faites pendant une longue période.

Le rapport Valukas n'était qu'un début, et de nombreux changements sont en cours, avant même que nous obtenions les résultats finaux du rapport. J'utiliserai les résultats et les recommandations du rapport pour éliminer les silos d'information que nous découvrirons et pour mettre sur pied une organisation qui assume ses responsabilités et dont les activités sont axées sur le client. Je m'engage à mettre en oeuvre toutes les recommandations qui seront contenues dans le rapport.

 Parmi les mesures que nous avons déjà prises, citons les suivantes :

- Nous avons décidé de confier les décisions touchant la sécurité aux plus hauts niveaux de direction de l'entreprise. J'ai créé un nouveau poste, soit celui de vice-président, sécurité mondiale. Le titulaire de ce poste peut communiquer avec moi en tout temps.
- Nous avons congédié quinze employés; certains en raison d'inconduites ou d'incompétence, d'autres en raison de leur refus d'assumer leur responsabilité ou d'agir en conséquence face à la situation.
- Nous avons mis sur pied un programme de signalement des problèmes de sécurité (Speak Up) afin d'inciter et de reconnaître les employés qui signalent rapidement des éléments qui risqueraient de compromettre la sécurité.
- Nous avons ajouté 35 enquêteurs pour identifier et résoudre les problèmes beaucoup plus rapidement.
- Nous avons demandé au service juridique de nous aider à garantir une plus grande transparence dans nos actions et à promouvoir le partage d'informations entre leur service et toutes les autres unités commerciales de GM.
Globalement, nous améliorons de façon significative notre approche en regard de la sécurité. Vous pouvez le constater par l'ampleur des mesures que nous prenons à l'égard de ces rappels en redoublant d'efforts.

Nous faisons preuve de plus de rigueur, de plus de discipline et d'un sens plus aigu de l'urgence dans nos analyses et nos décisions. Nous tirons profit de toutes les données mises à notre disposition, que ce soit à l'usine, dans les demandes de remboursement soumises par nos clients, dans les appels faits par nos clients et dans les médias sociaux. Nous n'attendons pas de connaître les tendances ou d'obtenir des feuilles de travail mises à jour. Nous voulons que nos clients sachent que si nous déterminons qu'une situation pourrait compromettre leur sécurité, nous agirons rapidement.

Oui, nous rappelons un grand nombre de véhicules d'années modèles antérieures – conséquemment à notre examen approfondi du rappel touchant les commutateurs d'allumage. Cependant, cette année, nous avons également effectué 12 rappels touchant moins de 1 000 véhicules et quatre rappels touchant moins de 100 véhicules. Cela témoigne de notre rapidité d'action lorsque nous constatons un problème.

Je sais également que ces efforts et que la fréquence des rappels ont attiré beaucoup l'attention. Toutefois, avoir à coeur la sécurité ultime des clients est un élément qui est cher à tous nos employés. Nous voulons que l'entreprise soit reconnue comme étant à l'origine de nouvelles normes en matière de sécurité.

Nos employés n'oublieront pas les éléments qui ont mené à ce rappel sur le commutateur d'allumage – mais ils ne veulent pas non plus être seulement définis par ces éléments. Après la discussion ouverte que nous avons eue, je pouvais l'entendre dans leur propos et le lire dans leurs messages : ils sont tous déterminés à rendre cette entreprise meilleure.

Je crois en eux, et ensemble, nous avons travaillé fort au cours des derniers mois pour s'attaquer aux problématiques qui ont été à l'origine du problème. Depuis cette discussion ouverte, j'ai reçu de nombreux appels et courriels d'employés me disant qu'ils étaient animés comme jamais par la motivation de faire de GM une entreprise dont les actions sont axées sur les clients.

Il s'agit de notre mission. Nous n'y arriverons pas du jour au lendemain, mais c'est tout de même la mission que nous confions à tous.

Une fois encore, merci de m'avoir reçue aujourd'hui. Vos questions sont les bienvenues.

Via GM

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